Damien C.

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  • en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER À DÉCEMBRE 2026 #12530
    Damien C.
    Participant

      Et voilà, le 400 kilomètres que nous attendions tous est dans la poche ! Certains diront que ce n’était qu’un petit 400, mais il n’empêche : il comptera beaucoup pour ceux qui voudraient faire le Paris-Brest l’an prochain… Les places sont chères 😉 !

      Quoi qu’il en soit, c’était un très, très beau brevet et j’ai beaucoup apprécié cette journée avec la belle équipe que nous avons formée d’un bout à l’autre. Les initiés (pour ne pas dire habitués), Serge, Régis, Philippe, et les « nouveaux fous », comme je crois bien l’avoir lu quelque part sur Strava : Alex, Thierry, Pierre-Claude, Pascal et Jean-Paul qui, un temps, nous aura fait peur mais qui, accrocheur, a pu terminer malgré les crampes (et certainement beaucoup grâce au soutien de Caro aussi !)…

      Ce groupe est vraiment solide et c’est clair qu’en canalisant un peu les enthousiasmes, les 1200 km entrecoupés de pauses du PBP sont parfaitement envisageables ! Car non, ce n’est pas trois fois plus dur !

      Félicitations aussi à Philippe et Alexandre, avec qui nous avons fait les premiers kilomètres mais qui ont eu la sagesse de laisser filer pour réussir leur 400 de très belle manière ! Philippe, merci pour ton CR très bien écrit, où j’ai retrouvé certaines émotions de mes premières participations. C’est en lisant des commentaires comme le tien qu’on comprend quelle aventure c’est, un brevet, et combien ce n’est pas réservé à une « élite », mais accessible, à condition de bien s’y préparer et de le faire toujours en s’écoutant.

      C’est un itinéraire que l’on peut rouler en plusieurs jours aussi, comme l’ont fait Philou, Marie, Jean-Paul, Marco et Bernard, avec le concours d’Annie pour des ravitaillements trois étoiles et, de ce que j’ai vu, assez désaltérants ! Si j’ai bien compris, un projet de BRM 400 en trois jours est en train d’être mis sur pied pour les rouleurs (un peu) plus cool. Franchement, n’hésitez pas, foncez, vous ne serez pas déçus !!!

      Car c’est un brevet mais aussi un micro-voyage. Si j’aimais beaucoup l’ancien 400, je dois bien avouer que celui-ci m’a vraiment scotché. Vraiment, c’était une très bonne idée que d’emprunter ce tracé naturel que forment les gorges de l’Allier et de la Loire. Le travail de repérage effectué en amont sur la base du premier parcours effectué par Sébastien a été parfait. Merci à Gilles, Joëlle, Serge et Marie-Noëlle qui, je crois bien, y étaient aussi.

      Je retiendrai le secteur après Chignat, que je connais peu et qui est vraiment superbe avec ses nombreux châteaux et ses jolis vallons. Le secteur après Brioude ensuite, dense, c’est vrai, côté dénivelé, mais à tous points de vue exceptionnel ! À la question « est-ce que ce brevet est plus dur que l’ancien ? », je dirais que oui, pour cette partie seulement. Car une fois sur les hauteurs du Puy, le retour est beaucoup plus simple, si tant est que l’on n’ait pas un gros vent du nord…

      Samedi, c’était même un nouveau souffle. Car avec la nuit qui arriva alors que nous quittions Le Puy, des températures plus fraîches, et même carrément agréables puisque nous avons pu finir en court sans même avoir froid. Une nuit d’été presque, vivante, avec la traversée de nombreuses villes éclairées où nous avons été encouragés par de nombreuses personnes qui, décidément, seront toujours surprises de voir des vélos en pleine nuit…

      A partir de Saint-Just, c’est un peu plus délicat, car le réseau urbain est riche en pièges et il faut être lucide pour les éviter. C’est le moment qu’a choisi Pascal pour prendre les commandes et réguler à bonne allure les 40 derniers kilomètres. Dans la lumière additionnée des phares, ce fut assez facile. Il suffisait de suivre !

      Terminer ce qui est mon quatrième 400 à Feurs. D’autres en ont infiniment plus. D’autres ont fait aujourd’hui leur premier. Mais ça ne change rien. Les 400 sont, au même titre que tous les brevets, toujours de belles aventures.

      Surtout quand on est accueilli comme on l’est toujours à notre arrivée ! J’adresse d’ailleurs ici un immense merci à Joëlle, Gilles, qui ont fait nuit blanche, à Christian B., et à celles et ceux que j’aurais pu oublier. Une pensée pour Daniel aussi.

      Une dernière observation : en 2026, trois brevets. Tous sous le soleil ! Alors pour 2027 🤞 !!!

      Un (autre) Squadratiste heureux.

      Damien

      en réponse à : COMPTE RENDU VTT JANVIER A DECEMBRE 2026 #11893
      Damien C.
      Participant

        Météo un peu décevante aujourd’hui après la semaine estivale que nous avons eu. Mais malgré la pluie annoncée, 10 Squadra ont fait le déplacement à Chevrières pour découvrir un secteur Coise / Larajasse / Chatelus que je connais finalement assez peu. Un parcours facile dans ces premiers kilomètres puisque nous nous contentons de suivre une Coise qui coule à gros bouillon. Il faut dire que nous ne manquons pas du tout d’eau cette année…

        Puis le parcours va un peu se corser, car même si les chemins ne sont pas très techniques, ça monte et descend toujours avec des pentes plutôt raides. Ainsi la cote du poney-club de Rosson constitue le premier morceau de bravoure de la journée, et tout le monde s’en tire assez bien. Au sommet Larajasse, son allée du château bordée de platanes, sa haute grille et son joli parc. C’est aussi l’occasion de grignoter un morceau car si je tais le mur qui arrive, je sais bien y avoir poser pied à terre lors des reconnaissances à deux reprises. La seule « montée infernale » que je conserve pour « vérifier » si Céline est toujours au top après 3 semaines sans VTT. Pas de soucis, ça passe même si les cris « pour se donner du courage » ont raisonné dans la forêt et dû faire s’interroger quelques animaux 🙂 !

        Nous regroupons en haut, tandis qu’une petite averse nous pousse à enfiler les k-Ways. Mais comme il ne fait pas très froid et qu’il n’y a pas de vent, c’est tout à fait supportable et parfait pour un parcours qui devait être au départ le dernier hivernal de la saison ! Bon, j’aurais quand même préféré un peu de Soleil car la campagne aurait été bien plus jolie pour celles et ceux qui ne connaissent pas trop le coin.

        Voici Châtelus, une petit village de caractère dont on longera les fortifications et que nous ne découvrirons vraiment dans notre dos qu’au moment de la traditionnelle pause photo… Il faut bien alimenter le forum et le What’App. Donc voilà c’est nous, devant la haute tour-donjon et ce clocher « suisse » atypique pour la région.

        Nous descendons ensuite dans le fond de vallée par une belle descente technique juste comme il faut et traversons successivement deux cours d’eau, « le Darde Coise » et « le Couzon » pour répondre à Gilles.

        Nous remontons maintenant par un chemin en « herbe » pas très agréable à rouler je le concède mais qui procure une jolie vue sur le village de Châtelus d’abord, et qui permet d’atteindre le but véritable et thème de cette rando. « Le but de Samson« , un mégalithe de plus de 5m de haut et qui pèse au bas mot plusieurs dizaines de tonnes. Menhir érodé d’Obélix ou météorite égarée, les thèses les plus folles s’affrontent au pied du gros cailloux qui reste pour le reste… un joli coup marketing !

        Voilà qui est fait. On termine sous un ciel qui tourne à l’éclaircie et dans un timing parfait pour la petite collation prévue au Bar’bu, seul bar encore ouvert à Chevrières.

        Un moment de convivialité comme on les aime, avec le saucisson apporté par Sergio, les bons gâteaux préparés par Céline et quelques cookies aussi.

        Demain, nous aurons beau temps je crois pour nettoyer les vélos.

        Alors bon dimanche à tous, et merci encore.

        PS : qq photos des recos

        2026-ButDeSamson-foot1

         

        en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER À DÉCEMBRE 2026 #11885
        Damien C.
        Participant

          En passant sur le forum j’ai eu la surprise de découvrir la superbe vidéo de L’Iseran aller/retour réalisé en 2012 donc par les 4 pointures que sont Daniel, Gilles Bernard et Michel. Franchement. Faire l’aller/retour comme ça en moins de 48h, il fallait y croire et être sacrément solide ! Au delà de ça, c’est un superbe témoignage pour revoir le style inimitable de Daniel, son approche toujours posée devant la difficulté et ses petites pointes d’humour dissiminées. Un grand merci à l’auteur de cette vidéo, Michel j’imagine mais peut être d’autres aussi en post-production, le scénario est épique, il y a de bons acteurs et la musique parfaitement choisie 🙂. Et si l’on a pas la fin, on préfère peut-être car les visages devaient être sacrément tirés après une telle virée !!! Bravo à vous pour cette aventure hors norme et aussi pour le partage. Les défis s’affrontent, mais toujours avec le sourire, voilà ce que nous retiendrons !

          en réponse à : COMPTE RENDU VTT JANVIER A DECEMBRE 2026 #11879
          Damien C.
          Participant

            Salut à tous

            Et bravo aux nombreux vététistes présents ce week-end à la sortie de Marco ! C’est vrai que le parcours avait l’air top, dans cette belle région du Château de la Roche que l’on emprunte pas si souvent en VTT. Marco, je vais garder ta trace dans mes dossiers. Je m’étais engagé sur un autre grand classique toujours très apprécié des Foréziens mais j’aurais quand même bien fait ce tour là avec vous.

            Samedi, c’est donc à mon tour de vous proposer un parcours. J’ai reconnu une boucle dans les alentours de Coise / Larajasse / Châtelus pour changer : 33 km et 1000 m de D+.
            Départ à 13h30 du parking du Pré’O – 172 Le Bourg, 42140 Chevrières.

            Le parcours n’est pas très long mais les portions VTT — qui représentent environ les deux tiers de la sortie — se défendent bien🐐 ! Vous pourrez récupérer la trace ici : https://www.openrunner.com/route-details/23423653

            Au retour le Bar’Bu nous attend… mais n’ouvre qu’à 17h. Nous aurons donc tout le temps de profiter d’un soleil qui j’espère restera avec nous.

            Bonne semaine estivale à toutes celles et ceux qui peuvent rouler.
            Essayez juste d’en garder un petit peu 😉 !

            Damien

            20260228-VTTSquadra1

             

            en réponse à : COMPTE RENDU VTT DE JANVIER A DECEMBRE 2025 #10941
            Damien C.
            Participant

              2025-DeFideCeline-ban

              Une nouvelle étape dans la collection des Défis VTT-3000 initiée la semaine dernière par le beau 3000 des Monts du Forez. Aujourd’hui, c’est bien encore un 3000 qui nous attend mais cette fois-ci dans le massif beaucoup plus rugueux du Pilat. Jean-Jacques est notre traceur. Et il a choisi de faire le tour dans le sens horaire ce qui présente l’avantage de ne trouver les altitudes plus fraîches qu’en deuxième parties de journée.

              Le rendez-vous est donné à Saint Chamond, sur le parking derrière le cinéma et comme à l’habitude tout le monde est bien à l’heure. Un peu impatient de se lancer mais aussi un peu inquiet à l’idée de ce que nous allons trouver… C’est que Fifi et JJ ont mis la barre haute pour leur premier 3000 en VTT. Céline, Eric et moi, correctement remis du weekend dernier, n’avons plus cette pression 😉

              L’entame est plutôt poussive, avec beaucoup de routes et des chemins compliqués mais il est difficile de faire autrement autour de la cité couramiaude. Nous attendons Céline après un chemin défoncé et nous la voyons arrivé le guidon de travers et avec une humeur sentant bon le demi-tour. Après la fourche bloquée la semaine dernière, sa potence est cette fois-ci totalement débloquée… Etrange… Ces Orbéa sont semble-t-il mauvais farceurs… Un petit tour de clé pour repartir, et Jean-Jacques se chargera demain de réviser tout ça. Ce ne peut être bien grave…

              Derrière la bosse, le soleil que nous ne pensions pas trouver si tôt et surtout si beau après la semaine glaciale et humide que nous avons eu. C’est bon signe pour la suite, et cela permet de retirer les vestes pour montrer les belles couleurs du maillot…

              Un terrain de trial. Une trace pas facile à trouver, quelques marches et puis un sentier en surplomb du ravin. L’endroit est superbe, avec la lumière qui filtre à travers de grands arbres… Puis la trace à nouveau se perd… Nous nous glissons à pied dans une pente abrupte où il serait bien vain de vouloir s’arrêter. Nous voici dans les profondeurs du canyon… De gros rochers et une rivière qui coule bien fort devant nous… Fifi remonte vers l’amont, tandis qu’Eric et JJ entreprennent de poser de grosses pierres à travers le cours d’eau… De quoi former un pont de fortune par lequel nous traverserons (presque) sans nous mouiller les pieds… De l’autre coté, une sente à peine visible découverte par Fifi… Nous remontons les gorges suivant la Chamerle en poussant le vélo et maintenant absolument convaincu que cette journée va se mériter…

              Par chance, les kilomètres qui suivent roulent relativement bien et nous permettent de nous remettre de nos émotions… Sauf que. Sauf que les récents débroussaillages ont transformé les chemins en vrai champ d’épines et je crève deux fois… Entamant ainsi sérieusement mon stock de chambre-à-air et le capital temps déjà juste dont nous disposons pour terminer l’aventure. Mes camarades bons mécanos m’assistent pour réparer vite et nous reprenons la piste avec la désagréable sensation qu’à la prochaine je serais à poil…

              Nous arrivons à Pélussin par des chemins beaucoup plus compliqué qu’anticipé. Il est midi passé, et c’est l’heure d’une première pause dèj au pied d’un Séquoia qui a du en voir passer…

              Il fait beau, presque chaud, nous traversons les deux viaducs de l’ancienne voie ferrée et entamons une section route un peu longue mais qui nous permet au moins d’avancer. Puis les rapioles arrivent, avec des passages avoisinant les 20%… Le chemin des anges pour Céline. La montée du Calvaire pour nous autres… D’ailleurs, les anges, heureusement que Céline les a vu. Sinon nous serions passé à coté sans ne voir rien d’autre que la pente effroyable que nous avions sous nos roues…

              Bourg-Argental, il est 15heures, nous avons déjà 2000m de D+ à nos compteurs et Jean-Jacques annonce la couleur. « Maintenant  c’est 700m de D+ à s’enquiller jusqu’au kilomètre 72…  » – « Ecoute JJ, on va faire une pause là si tu veux bien… juste le temps de se faire à l’idée…  » Après avoir fait deux/trois emplettes, nous nous installons sur la petite place dotée d’un point d’eau qu’Eric a dégotté. Sit-in au soleil. On mange la deuxième moitié du sandwich en débattant de nos chances devenus assez minces d’en finir avant la nuit…

              Jean-Jacques ne s’était pas trompé. La remonté vers les hauteurs du Pilat, à 1200m, va se révéler assez éprouvante. Car les chemins ne sont pas lisses comme dans le Forez. Mais plutôt jonchés de pavasses humides qui lorsqu’elles ne vous font pas déjouer vous obligent à mettre pied à terre. Usant. Et terriblement lent. Heureusement, la vue est parfois à couper le souffle et l’atmosphère dans ces chemins peu arpentés assez incroyable. Nous gérons. Et arrivons tous ensemble mais bien entamé dans une petite clairière… marquée d’un gros panneau « propriété privée »… Un champ de ronces et de fougères… Mais sur l’écran des compteurs, se dessinent à quelques centaines de mètres ce qui ressemble bien à un chemin. Alors nous forçons le passage. Et trouvons effectivement une belle piste. L’aventure, c’est quand même beaucoup plus facile lorsque l’on possède un GPS !!!

              Maintenant que nous sommes sur le plateau, nous allons pouvoir nous régaler de chemins toujours exigeants mais rentables du point de vue kilométrique… Contournant Chaussitre comme souvent avec Nicolas lors de vadrouilles altiligériennes mémorables, longeant la retenue de Saint Genest-Malifaux, retrouvant Planfoy pour bientôt traverser le Pas du Riot. Y faire une pause et se dire l’esprit peut-être un peu fatigué que ça doit être comme ça, le Canada… Un fleuve. Et de belles forêts tout autour.

              Remonter, encore une fois. Et tirer sa dernière cartouche. Moi-même cramoisi, je ne peux que remercier Jean-Jacques pour ce parcours aux allures d’aventure. Je me suis régalé, du matin au soir, mais il faut maintenant conclure. Le soleil rougeoyant au dessus des Monts du Forez fait son baroud d’honneur. Il nous reste 30minutes peut-être moins pour redescendre les 10km de chemins qui doivent nous ramener à bon port. C’est un peu court, surtout qu’en éclairage nous ne sommes pas tous très bien équipé. Alors tant pis. Nous allons remonter vers le Col de Chaubouret que nous descendrons de nuit, à la lumière des lampes que nous avons. Une expérience toujours un peu stressante mais merveilleuse quand il s’agit de clôturer pareille journée… N’est-ce pas Céline !?

              Saint Chamond, le défi est rempli. Avec 120 kilomètres au compteur et plus de 3300 mètres de D+, nous pouvons désormais dire que nous l’avons fait, et de quelle manière !!!

              Un verre et le très bon gâteau préparé par Céline pour fêter ça. Bravo JJ, bravo FiFi !
              Bravo Céline, bravo Eric aussi. Un 3000, ce n’est jamais gagné d’avance…
              Je vous dis à la semaine prochaine, pour une sortie un peu plus normale, j’espère 🙂 !

              en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER A DECEMBRE 2024 #8120
              Damien C.
              Participant

                Bonjour les Squadra,

                Petit retour concernant l’Ultrarverne où nous étions avec Thierry ce weekend. Une belle épreuve, faite des petites routes  reculées de l’Auvergne, une belle orga, avec deux bases de vie sur le parcours, une bonne ambiance et une météo plutôt correcte. Cette ultra en quasi autonomie est l’étape qui suit l’Objectif Puy-de-Dôme que beaucoup  ici connaissent… Ici la trace, à faire éventuellement en cyclo-camping 😉  https://www.openrunner.com/route-details/19326624 !!!

                C’est vrai que je n’y croyais plus trop, être sur le vélo déjà et pouvoir rouler a peu près normalement moyennant une pédale modifiée et le port continue d’une chaussette de contention et d’une attelle. Et puis comme souvent, le plus gros moment de doutes fut au 200ieme kilomètres, pas au début non ça l’enchaînement des cols du CFC est toujours grandiose mais après la longue et pénible plaine de la Limagne et son fort vent de côté…. La coupure prolongée, le manque de force se faisait évidemment sentir. Et puis nous avons attaquer les montagnes, de l’autre côté de la vallée. J’étais sec et à sec depuis un moment et puis il y a cette dame, en train de balayer sur son palier. Je lui demande de l’eau, elle me dit qu’elle peut ouvrir exceptionnellement le bar, fermé pour cause de départ à la retraite. Installé sur la terrasse, nous discuterons un moment, de son bar fermé cette année après avoir connu 4 générations. Du périple en cours, de la difficulté de trouver des petits commerces dans les villages du coin. Lorsque je suis reparti, je n’étais plus sur le vélo, ni en mode ultra. Ce petit fait sans importance m’avais remis dans le bon sens de la marche, celui du voyage. La suite ne serait qu’un émerveillement. La belles régions des Ancizes à la fraîcheur du soir, la nuit dans les Volcans avec sur ma gauche l’installation du Puy-de-Dôme brillant dans la nuit. Une autre rencontre encore, celle d’Almaric, un jeune de région Parisienne avec lequel nous terminerons cette longue étape avant de partager une Pizza et un bivouac dans la belle Rochefort-Montagne. 290km, 6000 de D+. Le corps avait retrouvé ses automatismes d’avant l’accident. Et j’étais désormais beaucoup plus confiant. Il est 5h est le froid nous cueille sur le bout de trottoir où nous avons passé la nuit. Vite. Ne pas se laisser engourdir et repartir pour ce qui était une belle promesse. Car aujourd’hui, nous aurons l’Auvergne. Dans tout ce qu’elle a de joyaux et de plus exceptionnel. Le Sancy d’abord. Ou je regarde Almaric et ses 24 ans s’envoler léger dans les pentes du Guery. Je n’ai pas de jambes. Pas encore la possibilité d’appuyer jambe gauche sur cette pédale alors je tire davantage sur la jambe droite. Une percée à travers les arbres, un aperçu des roches Tuilière et Sanadoire brulées par le soleil levant. Après tout, je ne suis pas pressé. Le lac avec l’hôtel en toile de fond sur les montagnes. La Croix Morand et son spectacle pelé à l’horizon. La Croix Robert, étroite et tortueuse qui s’enroule dans le relief. Le Sancy est un modèle réduit des Alpes et un des premiers massifs montagneux dans lequel j’ai pu rouler. Il a de faut une place à part  . Ce que je connaissais moins, c’est ce qu’il y a en dessous du Sancy. Chasteix, ses arrêtes brunes se découpant dans le vert qui habille ce pays. Et les villages ensuite. Ou je trouvais des fontaines qui la veille m’avaient tant manquées. Saint Genest-Champespe, premier CP. Les copains sont toujours aussi sympa. Et savent recevoir. Au menu ce midi, c’est Aligot. Car il faut bien reprendre des forces. Devant nous le gros morceau. Le bien nommé Puy-Mary et ses rampes souvent à 9% qui vous conduisent sur le plus vaste volcans d’Europe. Une belle montée. Jamais assis ou presque et la cheville qui bien qu’un peu douloureuse tient le choc. 100 mètres encore. Ča y est. Le Pas de Peyrol et sa longue approche sont derrière moi. Mais les choses ne sont pas finies. Car les copains nous ont ménager une surprise. Mauvaises d’abord et bonne ensuite. Le col du Pertus, une vacherie inconcevable que le Tour franchira dans quelques jours… Alors avis aux Puncheurs, les autres n’ont qu’à bien se tenir. Thiezac, de l’autre côté. Un snack de premier abord banal mais derrière une terrasse princière ou m’attendent truffade accompagné d’un savoureux pavé de Salers. Et des discussions de mon voisin de table, qui a laissé Strasbourg pour se ressourcer une petite semaine dans le pays. Camping, vélo et chemises à fleurs… Presque 20h, et pour moi encore un peu de chemin à faire. Puisque l’idée est d’atteindre Saint Flour où la base de vie sera la certitude d’une nuit au sec. 260km. 6000 de D+. Il est 2h du matin. La base pourtant animée. Entre ceux qui arrivent. Et ceux qui partent. Je file pour ma part au dortoir, pour 2h30 d’un sommeil le plus profond. Et déjà il faut repartir. Sous un ciel qui nous fait la clémence d’un départ au sec. La pluie pourtant ne tarderai pas à arriver. A Garabit d’abord, où le parcours nous permet d’observer la riche structure que nous avons hérité d’Eiffel, d’en bas, puis d’en haut. Puis nous grimpons. Vers les plateaux austères et embrumés de la Margeride. Après la chaleur d’hier, l’amplitude est terrible et j’ai bien du mal à avancer. Pris dans la nasse que m’a tendue le vent. Et c’est avec un grand soulagement que nous redescendons. Dans la vallée sauvage et douce que l’Allier a dessiné. Stop. Voici Peyrataillade. Ceux qui connaissent savent. Ceux qui ne connaissent pas comprendront assez vite qu’il vaut mieux ici aller à pied. Et ce fut un problème. Qu’il fallut gérer du mieux possible pour la cheville…. Je ferai dans cette montée la connaissance de Pierrick. Un pur grimpeur venu du Sancy et avec lequel je bouclerais les 100km restant. De belle forêt, la chaise dieu ainsi que cette petite pluie qui ne nous lâcherait plus. Qu’à cela ne tienne. Nous avancions en sachant désormais que le but était acquis, que notre allure nous permettrait d’éviter un troisième bivouac humide. Ambert. Voici la belle cité où nous revenons 61 heure et 51 minutes après en être parti. Un peu fatigué mais sans plus. Le vélo, facile lorsque l’on prend son temps. Le vélo facile par rapport à la marche. Le vélo, splendide des copains. Un podium pour la forme. Un repas, une petite sieste. Avant de rentrer juste à l’heure. Pour dimanche, aller voter…

                Bonne semaine à toutes et tous !

                en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER A DECEMBRE 2024 #9055
                Damien C.
                Participant

                  Bonsoir Gilles,

                  Merci, mais de rien. Notre dernier Paris-Brest-Paris m’aura fait plaisir au moins quatre fois ! Quand nous l’avons préparé, quand nous l’avons roulé, quand j’y ai repensé pour écrire ce petit compte rendu et quand je vous l’ai offert. Certains diront que c’est une épreuve unique et aussi un bon investissement 🙂 !  Mais c’est également une aventure exceptionnelle dont il fait bon se souvenir. 2027. C’est pas bientôt mais ce n’est pas non plus très loin. Et j’espère qu’il y aura encore et toujours d’autres affamé(e)s pour aller le chercher 😉 ! En attendant, le petit récit donnera j’espère quelques clés, sans tricher sur la difficulté rencontrée, pour se rassurer d’abord, et oser ensuite aller s’y frotter.

                  Bonne soirée. Et bon vélo à tous !

                  Damien

                  en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER A DECEMBRE 2024 #8325
                  Damien C.
                  Participant

                    Hello tout le monde,

                    Aujourd’hui, nous sommes le 20 août et il a tout juste un an, nous nous élancions pour quatre jours d’aventures sur le Paris-Brest-Paris.

                    Gilles, Joëlle, Nicolas, Jean-Jacques, Serge, un beau groupe et même si ce ne fut pas toujours facile, n’en subsiste aujourd’hui que les bons souvenirs.

                    Ici un compte rendu que les principaux interessés voudront possiblement parcourir, que les pas interressés mais tout de même curieux pourront vouloir découvrir…

                    Bonne fin de vacances, et de bons périples qu’ils soient longs ou courts, à partir du moment ou ils sont heureux ! A bientôt.

                    Damien

                    en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER A DECEMBRE 2024 #8157
                    Damien C.
                    Participant

                      Un grand grand grand et immense bravo à Joëlle et Gilles pour ce périple exceptionnel qui donne véritablement le tournis mais qui a du être assez démentiel à vivre 🎉 !!! 4000km, et sur la photo on dirait bien qu’ils pourraient repartir demain💨 !!! C’est fou 🙀 !!!

                      Merci d’avoir pris le temps de partager des bribes d’Aventures sur le forum, c’était cool de pouvoir vous suivre ainsi ! Mais j’espère vous recroiser bientôt histoire d’avoir le récit à chaud des meilleurs moments !!!

                      Bonne recup’, bon weekend à la maison et courage pour toute cette végétation qui ne cesse de pousser depuis des mois 😜

                       

                      PS : inscrit sur le parcours Beaujolais Vert dimanche à Roanne https://www.openrunner.com/route-details/19465369

                      Départ 9h, s’il y a des motivés. Je ferais le parcours cool cool car pas trop trop le choix 😗 !

                      en réponse à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER A DECEMBRE 2024 #7353
                      Damien C.
                      Participant

                        Bonjour à toutes et tous,

                        Quelques jours après un BRM200 roulé dans de super conditions, je vois que nombreux sont ceux qui sont déjà repartis de plus belle en alignant les kilomètres cette semaine où le ciel est parfait !

                        Alors j’espère que nous aurons au moins aussi beau les 30, 31 et 01 avril prochain !!!

                        Ne connaissant pas dans le détail des parcours proposés, je poste ici 2 traces réalisées respectivement en 2021 et 2022 et qui m’avaient laissées de bons souvenirs.

                        Première, 180km/2700m, un joli 8 passant par Lourmarin, Cucuron, bref, le Luberon dans toute sa longueur et tous ses travers. https://www.openrunner.com/route-details/18580069

                        Deuxième, 195km/3500m, qui s’enroule autour du Ventoux par la belle Roque-Alric ou à l’opposé le village de Brantes que nous avions traversés l’an dernier. Retour par le coté Nord du Luberon. https://www.openrunner.com/route-details/18580114

                        A voir donc, si l’emploi du temps et les jambes le permettent 😉 !

                        Bonne fin de semaine.

                        Damien

                        en réponse à : COMPTE RENDU VTT 2024 #7189
                        Damien C.
                        Participant

                          Bonjour à toutes et tous, pour rebondir sur le msg de Céline,

                          Je vous propose de nous retrouver samedi 24/02 à Saint Médard-en-Forez à 13h15 / 13h30 sur le parking situé à l’entrée du village (comme l’an dernier, pour celles et ceux qui y étaient). Par rapport à Chevrières, cela offre une boucle optionnelle en fin de parcours et puis ça fait deux mois qu’Astérix et Obélix nous y attendent pour la traditionnelle photo de groupe, alors… 💪😛

                          Après être parti de Chevrières en direction de la Gimond/Fontanès, puis Saint Denis/Fontanès, puis de Saint Médard l’an dernier dans la difficile vallée de la Coise, nous irons cette fois voir le coté Saint Bonnet-les-Oules/Saint Heand.

                          Avec 37km pour 1000m de D+, le parcours est très raisonnable (3h en Reco), avec un départ cool, de petites routes sous Saint-Heand (j’voulais les enlever mais elles reposent 😙 ) et une succession de montée/descentes agrémentées de quelques passages plus raides… !

                          2 Traces dispo ici, Rouge (Reco) et Verte (Gentil), ‘ai pas encore choisi…  😈.

                          Samedi c’est froid mais sec à priori.
                          Alors bonne fin de semaine. Et à vos VTT !

                          Damien

                          en réponse à : COMPTE RENDU DE JUIN A DECEMBRE 2023 #5021
                          Damien C.
                          Participant

                            Voilà c’est fait ! Le 600 kilomètres nécessaire à l’inscription Paris-Brest est validé, 15 jours après un 400 kilomètres qui cette année ne m’a pas posé de problèmes particulier. Comme quoi, on s’améliore 🙂 J’ai donc choisis Nevers et ce pour plusieurs raisons.

                            (1) le parcours entre Nièvre et Volcans liait 2 régions où j’ai vécu il y a quelques années, un an et demi à Nevers en 2010 où j’ai découvert le vélo et pris ma première licence au sein du club d’entreprise LOOK-Cyclosport, puis 1an à Clermont-Ferrand où j’ai roulé (et couru) les volcans et le Sancy dans tous les sens ! Il y avait donc un certain plaisir à retrouver ces routes qui d’une certaine manière, m’ont accroché les cales aux pieds.

                            (2) le parcours était aussi la promesse d’une aventure d’exception, avec 600 kilomètres bien sûr mais surtout un dénivelé dépassant les 8000 mètres, ce qui dans un calendrier n’est pas si fréquent. Il était aussi magnifiquement varié, avec des passages exceptionnels qui pourraient bien constituer une virée cyclocamping pour les amateurs du club. Les Combrailles, les Volcans d’Auvergne, le Sancy, le Cézallier, le Forez, le Charolais, les canaux…

                            Je pose ici d’ailleurs la trace Openrunner, avis aux amateurs… 😉 https://www.openrunner.com/route-details/16383584

                            (3) Une certaines envie de profiter des bonnes jambes pour aller rouler ailleurs et aller découvrir d’autres routes, d’autres lieux. Les occasions de disposer ainsi de 600 kilomètres devant soi ne sont pas si fréquentes…

                            Un beau brevet placé sur l’itinéraire Paris-Brest donc. Avec malgré tout quelques doutes à l’inscription d’avoir choisi un brevet aussi difficile mais à l’arrivée la satisfaction n’en était que plus grande. Des belles routes bucoliques et rurales de la Nièvre et des Combrailles au spectacle toujours saisissant du Sancy. De cette douce sensation de voler en raz-motte au gré du bitume lorsque les jambes ne sont poussée qu’à rythme modéré, que les descentes sont glissées, que le regard s’émerveille et que compteur et cardio disparaissent pour laisser libre cours aux sensations. Qui sont bonnes. Bonnes bonnes bonnes. Et puis un peu trop libre, commettre finalement une faute d’inattention qui aurait pu coûter cher. Flemme de sortir la carte de route. Curieux de voir un si haut château. De Murol le tampon est loupé. Et je vais devoir poursuivre ainsi. Avec l’incertitude de savoir si oui ou non, mon brevet sera homologué… Vous y penserez le 17 juin. Quand vous vous vous laisserez grisés par le Morvan et ses toboggans….

                            Et puis les doutes terribles lorsque dans les environs de Super-Besse l’orage de grêle frappa. Transformant la chaleur suffocante de la journée en brumes glaciales où je guidonne sans plus pouvoir me contrôler. Dépité à l’idée de savoir mes vêtements chaud condamnés à rester au fond du sac, dans le seul but de les garder secs, en prévision d’une longue nuit sur le vélo… J’étais transis. Et puis il y eu la jonction avec François qui facilita les choses. François est un routard habitué des longs raids, que j’ai rencontré il y a 5 ans de cela sur une Chilkooterie mémorables qui nous avait conduit à traverser en vélo route et par les chemins, les Dentelles de Montmirail… Jadis skipper, il a aussi participé au Paris-Dakar. Autrement dit, pas un rigolo. Mais un coéquipier de luxe pour la suite qui nous attendait 🙂 !!!  Il était 19h30, l’heure tournait mais il fallait manger. Ce sera donc un Burger (poulet, on est pas fou) dans une échoppe de Condat, du genre l’ogre des cuisines. 130kg de bidoche et des mains qui ne vous réclame pas deux fois l’addition… Et si le service fut un peu long, nous n’étions pas contre. La remise en route, douce. Et puis le Cézallier, sous la lune. La vue brouillée mais les sens en éveils. L’odeur des herbes, le souffle du vent. Le changement d’adhérence dans un virage imperceptiblement sableux. Les crapaud  nombreux sur la route. C’était intense. Il y avait là quelques choses de magique. Issoire, minuit déjà. Je rangeais au coffre mes rêves de grandeur et de nuit « à la belle » pour accepter la proposition de François qui avait réservé une nuit à l’hôtel. Il était minuit trente. Black-out….

                            Le réveil est violent. Bip-Bip-Bip !!! C’est ma montre que j’ai oublié de désactiver hier qui sonne alors que nous avions mis, du moins pensions avoir mis nos deux portables. La chance incroyable d’éviter la grâce mat’. 3h30 départ souhaité mais malencontreusement retardé. Dans le fond de mon lit et mes rêves les plus décalés j’ai crevé… Quelle galère ! Non mais quelle chance ! Crever au chaud dans son lit d’hôtel ! Mais cela n’arrive qu’à moi ce genre de chose… Il est 4h, 4 pneus gonflés à toc et un riz/Collin d’Alaska épicé à souhait. Nous repartons. Un peu dans le dur c’est vrai. Le secteur Courpière/ Arfeuilles se montra digne de sa réputation. Alors nous gérons. Nous alimentant le mieux possible et alignant les cafés. Installé maintenant en terrasse, une piémontaise entre les pognes. Regardant les vélos passer. Au pieds des Esses qui dans 15 jours devront être courageusement affrontés.  Notre route cette fois filera sur Saint Martin. Mais nous ne sommes pas pour autant sorti des ronces… François à fait le calcul. Et le verdict est sans appel. Moins de quinze kilomètre/heure de moyenne. Retard sur le délais. Retard oui. Pas mort encore mort. Les cartes du jeux sont entre nos mains, et si les As sont joués, carré-de-jambes sont ok et estomac-de-trèfle parfaitement comblé. C’est maintenant que cela va se jouer. Une autre course va commencer…

                            D’abord rester concentré, et revenir dans l’allure malgré la pluie qui de nouveau s’est mise à tomber. Aligner les bosses, dérouler les lignes droites en relais chaque fois que cela est possible. Nous filons vers Digoin ouvrant tour-à-tour la route à l’autre, déposant les retardataires solitaires. Sur la belle terrasse de la cité nous retrouvons le sourire en constatant que le groupe de costaud est toujours là. Finalement, nous pouvons encore y croire. La carte de route indique 💯 km à parcourir. Une distance tellement ridicule…. Oui mais. Élisabeth au départ avait prévenu. Oui. Mais il faudra en garder car les dernières rampes bien que courtes seront terribles. Souvent 10% et plus, j’arrondi pour ne pas faire peur. Une succession de raidards sur près de 40kilomètres. Nous nous accrochons. Et c’est dur. Voici Bourbon-Lancy, et son imposante église. Les dents de scies on finies par s’émousser et nous nous sommes presque vu sauver. Oui mais. Oui. Mais le gros frisé ne l’entend pas de cette oreille et tonne par dessus nos têtes. Puis ce voile flou à l’horizon qui n’augure rien de bon. Craque, le vent, les gouttes, les rafales qui allonge sur le sol de trop fragiles petites fleurs. S’arrêter. Se regarder. Décider. Deux Deux ? Trois mouvement la grande voile est prestement repliée et les cirés enfilés. Un mur d’eau s’abat. Faisant voler en éclat nos rêves d’une fin tranquille… Et puis la chance qui nous sourit à nouveau. Le mur d’eau disparu ne laissant derrière lui qu’une chaleur moite et un soleil éclatant. Il nous restait 40 kilomètres. Tout plat. Au sec. Un beau Soleil. Et les jambons cuits. Que demander de mieux ???

                            Qu’Elizabeth accepte de valider ce brevet Loire&Volcans évidemment. Et Strava s’avère  finalement bien utile quand il s’agit de vérifier un passage 🙂. Voici Murol. Et je peux le prouver. Merci Élisabeth, merci François, Philippe, Christophe et tous les claqués du ciboulot qui se sont tous tellement amusés aujourd’hui. Je vous dit à bientôt. Sur Paris-Brest, ou un petit 60. J’aime beaucoup le vélo. Mais pour quelques jours, je vais le laisser aux autres…

                            Votez Alaph’ 🤘😉 !!

                            en réponse à : COMPTE RENDU VTT 2023 #3697
                            Damien C.
                            Participant

                              Bonjour tout le monde,

                              Je dépose ici la trace VTT que nous suivrons demain depuis Saint Médard et que certains pourraient vouloir avoir dans leur GPS. Rendez-vous place de l’Eglise, 13h15 donc. https://www.openrunner.com/route-details/16160185

                              A l’arrêt coté VTT cet hiver, je n’ai pas pu repérer comme je l’aurais voulu ce parcours qui nous emmènera sur les terres de Céline. Je l’ai quand même fais une fois samedi dernier, et ne vous inquiétez pas, tout devrait bien se passer ;-).
                              Les chemins sont secs.

                              Il y a bien un petit passage difficile au alentour du Moulin Brulé (maille à truites de 23) mais le lieu est joli et une esquive routière reste possible, regroupement 2km plus loin au lieu dit Jeancenay.

                              Attention, les passages faciles seront eux tout de même assez rares. Ce qui signifie que, de 1, nous n’irons pas très vite, et que, de 2, nous n’aurons pas froid. D’autant que le soleil devrait enfin être de la partie…

                              Alors bonne soirée à toutes et tous. Et à demain !!!
                              Bon VTT également à celles et ceux qui suivront Joëlle.

                               

                              en réponse à : Compte rendu vélo de route #2444
                              Damien C.
                              Participant

                                Et bien moi j’aurais quand même bien aimer connaître ce que se sont dit les voisins 😇… Parce que pour le reste, tout y est. Nico, ton CR est super👍🙂

                                Je me dois malgré  tout de préciser au cas où les gens parleraient, que ce Triangle a été conduit, malgré des conditions certes pas gégé, sans armes, ni haine, ni violence… 😜

                                Bravo Philippe, je lisais le compte rendu de ta semaine dans les Alpes. Ce sont des mythes, et la Loze est tout de même particulièrement difficile ! Après ça, on peut se lancer dans tout 🚴💨 !!!

                                en réponse à : Compte rendu vélo de route #2255
                                Damien C.
                                Participant

                                  Bonjour Daniel et bravo, bravo, bravo, bravo à vous 4 pour ce grand défi des 7 Majeurs !!!

                                  J’ai pris énormément de plaisir à lire votre Aventure, à redécouvrir ses paysages, ses sensations, ses difficultées que tu racontes si bien ici. Lorsque l’on se lance dans les 7Majeurs, la feuille de route déjà a de quoi donner le tournis. Izoard, Agnel, Sampeyre, Fauniera, Lombarde, Bonnette, Vars…Que des Mythes. Que des Grands. Que des Légendes qui font rêver les cyclos !

                                  Ca fait maintenant deux ans comme tu l’as signalé que je me suis lancer le défi de les enchainer. Avec un copain. Nous aussi nous avons rencontré le brouillard épais et froid des sommets, et avons raté des panoramas probablement grandiose… Mais cette rudesse exprimée et le yoyo thermique entre vallées et cimes ventées nous a fais grandir. Quand je repense aux 7 Majeurs, j’en ai toujours des frissons. Car si j’avais bien sûr fais quelques bêtises avant, et quelques bêtises après, peu de sorties parviennent à entrelacer aussi bien l’aspect sportif au touristique. Ce parcours est une claque visuelle, un voyage à lui tout seul. Je suis bien d’accord pour défendre le fait que les cols Italiens soient inégalables. Pour dire que Sampeyre et son enchevêtrement de métal est extrêmement difficile. Que la Fauniera est une gourmandise qui dure et se respecte. Que la Lombarde est traître. Que l’ensemble forme un tout. Que ce tout est complet.

                                  Réussir un Défi comme cela avec son frangin, avec Fifi, avec Henri, c’est beaucoup beaucoup de souvenir à raconter. C’est beau. Et ça donne surtout envie. Un jour de repartir 😉 !

                                  Une fois encore, bravo, bravo ! Aux 4 nouveaux Majeurs de la Squadra 😉

                                   

                                  PS : Thierry, il y a d’autres amateurs de rapiaules sur ce FORUM.
                                  Je valide pleinement ton initiative et me tiens prêt, le jour venu, à parer les coups  🙂 !!!

                                  en réponse à : COMPTE RENDU VTT 2022 #1947
                                  Damien C.
                                  Participant

                                    Hé bé, elle avait l’air bien sympa cette Golenoise !!! Je serais bien venu avec vous, c’est une rando que je n’ai jamais faite mais comme vous le savez, le Triangle de la Burle m’appelais….

                                    Pour tout comprendre : Est appelé Triangle de la Burle, une zone comprise entre le Puy-en-Velay, le Mont Mézenc et le massif du Pilat. Région déjà décrite comme « Locus Horribilis » pendant l’Antiquité. Nombreux contes et légendes à son propos. 75 crashs d’avion depuis 1945, record national. Certains complètement inexpliqués. Parmi les plus emblématiques : le 13 mai 1948, crash de l’avion privé de Kathleen Kennedy Cavendish, sœur de John Fitzgerald Kennedy ; le 21 janvier 1971, crash de l’avion militaire transportant tous les cerveaux de la recherche atomique française ; 6 septembre 1980, « ghost crash » d’un appareil koweïtien. On ne retrouvera jamais les corps ni les débris de l’appareil… Fréquentes observations d’OVNI depuis l’an 1420. Matérialisation de boules roses et bleues. 

                                    Bref, une région pas piqué des hannetons, et qui attire le cycliste barré comme les avions… Heureusement, pour le cycliste, ça fini le mieux…en général

                                    Il est 8heures lorsque je retrouve Guillaume, l’organisateur de cette petite vacherie sur le parking de Cluny, au Puy-en-Velay. Certains d’entre vous le connaissent peut-être, Guillaume. Il tenait l’Atelier du Vélo à Saint Etienne au temps du Tour des Brasseries de la Loire. Aujourd’hui, il tient un magasin à Valcivières, https://www.larouedynamo.com. Spécialisé dans le montage de roues, il maîtrise comme pas deux le montage des moyeux dynamo. Avec tous les Paris-Brest qui traînent par ici, c’est une information que je me devais de communiquer…

                                    Donc Guillaume, il aime le VTT (engagé), l’Aventure (minimaliste) et accessoirement boire une bière ou deux quand les kilomètres s’accumulent trop. On devrait bien s’entendre ;-). On retrouve également Benoit, qui est venu faire nos brevets en début de saison, et qui lui aussi se souvient très bien du déluge que nous avons eu sur le 300. Benoit boxe dans une autre catégorie. Adepte des BikingMan (Portugal, Corse…), il fera le parcours (270km) sur 2 jours, avec seulement un petit sac-à-dos… Quand au grand machin pas très à l’aise sur un VTT, c’est toujours moi… 😉 Se joindrons à nous Florian et Elie, l’un revient d’un voyage au Palmir, l’autre est originaire du Triangle. Autrement dit, c’est pire.

                                    C’est parti…

                                    Saint Julien-Chapteuil… Premier arrêt de la troupe, en terrasse d’un PMU… Installé sur une petite table au fond de la terrasse, un mec ni jeune ni vieux nous fait des grands sourires. Il ressemble à une hybridation entre un écureuil et Laurent Romejko, et lit Le yoga au bout des doigts de Gertrud Hirschi. Détail important : il est le seul à ne pas boire de boisson alcoolisée. Nous nous dirigeons vers lui.

                                    • Bonjour. Peut-on s’assoir à ta table ?
                                    • Oui, amis. Vous êtes les bienvenus. Je m’appelle X***.
                                    • X****, es-tu un extraterrestre ?
                                    • Non, j’ai longtemps été dépressif. Maintenant, je suis médium, apprenti-druide et mage blanc. Vous n’êtes pas du coin, qu’est-ce vous amène ici ?
                                    • Nous allons demain sillonner le Triangle de la Burle.
                                    • Oh la la. Oui, je connais très bien. Il y a des phénomènes très forts là-bas. Des tourbillons d’énergie. Des vortex. Ils ont des couleurs et des fréquences différentes. C’est en revenant du pèlerinage de Compostelle que j’ai commencé à les voir.
                                    • Comment tu expliques cela ?
                                    • C’est de la géo-biologie. La Terre est un organisme vivant, la Burle est tout simplement l’un de ses centres d’énergie, l’un de ses chakras.
                                    • Et les OVNI ?
                                    • Le Triangle de la Burle se situe sur d’autres plans vibratoires. Pour moi, les OVNI ne sont que les apparitions d’entités venues d’autres dimensions.
                                    • Quels sont les endroits où tu nous conseilles d’aller ?
                                    • Les Dents du Diable, c’est très costaud niveau énergétique. La pierre magnétique de Chazornes, aussi. Et puis Mézilhac, là où les atomistes se sont crashés.
                                    • OK. Il y a beaucoup de mages blancs comme toi dans la région ?
                                    • Non, je suis le seul à ma connaissance. Sinon, il y a un mage noir qui tient ici une herboristerie. N’allez pas le voir…

                                    Fort de ces renseignements, nous nous enfonçons à travers les Sucs, encore un peu plus inquiets. Heureusement, le pays est superbe, les chemins, bien que caillouteux, encore roulant. Dans le joli village de Saint Jeure, nous nous arrêtons. Sandwich, quiches, nous nous sommes installés sur une petite table couverte en face de l’église. Durant la durée de notre arrêt, 3 randonneurs ce qui ne trompent pas. Nous sommes bien sur les chemins de Saint Jacques…

                                    Nous reprenons, la route, en direction de Saint Genest Malifaux que nous avons choisi comme point de chute. Le Triangle de la Burle a cela de particulier d’être loin des villages et agglomérations. Il faut bien se ravitailler, et ne pas rater son coup… Montfaucon, la via Fluvia qui nous conduit sans efforts vers Dunières. Un morceau récup’ volontairement placé en vue d’un final un peu plus dur, que Nicolas aurait pu tracer. Nous voyons Chaussitre et sa croix à nouveau debout. Nous y sommes, Saint Genest-Malifaux, et son camping.

                                    Il est 18heures trentes et nous avons le temps. Quelques course au Proxi, café des Sports où le patron nous acceuil en ami, pizzeria où notre allure vagabonde et notre politesse finissent par convaincre la patronne de nous laisser diner sur place… Le ventre plein, nous rejoingnons le camping ou nous dormiron Roots comme on dit. A meme le sol, armé d’un simple duvet et d’un sursac. Voyant notre matériel un brin sommaire, nos gentils voisins, des gens agés, viennent nous proposer de nous mettre à l’abri sous l’avancé de leur chalets… Poliment nous refusons. La rudesse de la nuit fait partie de l’Aventure… (putain que j’ai regretté, toute la nuit, dans mon duvet à 15° alors qu’on a pas eu plus de 5 avec la pleine lune et la rosée…!!! La prochaine fois, je mets l’ego au chaud, c’est sûr)….

                                    6h30, l’aube est là et avec elle le froid de l’air qui s’ajoute à celui du sol. N’ayant presque pas dormi, je me sens comme un batonnet glacé que l’on peine à sortir du papier… Yeahhh !!!!

                                    7h. Ce qui est vachement bien quand on dors sans tente c’est qu’elle est super vite pliée… Je boule en vitesse l’amertume dans son sac et saute dans la roue de Guillaume, qui, en gars expérimenté, est déjà près. Nous filons au café des sports, qui en plus des bières, fait aussi boulangerie. A la télé, le journal. En gros titre, le décès de la Reine. Je prendrai tout de même deux croissants…

                                    La partie d’ici sera la plus difficile, et je ne dis pas ça parce que je suis chauvin. De Saint Genest à Planfoy, puis de Planfoy au Bessat. Nous abordons le Pilat comme si c’etait un veil ami un peu grincheux. Ca monte, ça monte, ça roule des caillasses et ça secoue bien plus que le bas des reins… Mais on s’accroche, jusqu’à la cime de la Perdrix. C’est génial. C’est beau. Le ciel est bas, gris, autrement dit, redoutable. Les pierres, sèches, grises et brutales… On est plus en France, on est quelques part ailleurs au bout du monde…

                                    Dans une clairière un peu avant l’Auberge du Grand Bois où Vélocio avait ses habitudes, nous nous arrêtons. Sur de grands troncs empilés au sol, nous mangeons. En Aspi, et une Pizza. Cela même que nous avons acheté au boulanger du Bessat. En échange des petits sous comme il nous a dit. Les petits sous, à notre époque, ça se compte… et se décompte…

                                    De l’auberge, nous rejoindrons Saint Agrève, par Saint Bonnet-le-Froid et le lac magnifique de Devesset. Les cailloux se sont espacés, les forêts sont belles, s’en est presque trop facile… Saint Agrève, 19h30 et plus de 100kilomètres au compteur. Une sortie qui compte. L’Auberge des Cévennes, sa bannière rouge, sa fontaine et ses chaises larges commes deux fesses. On est bien assis avec la petite mousse réglementaire. Ce sera bientôt le début du service. Et l’on se plait à refaire le monde…

                                    Au menu ce soir, une burger à la fourme du Mezenc. Guillaume, a deux doigts de s’ettoufer avec le pic qui tient les deux pains de son bruger. La Fourme, il n’y en a qu’une de vraie, et c’est celle de Valcivières… 😉 (je rappel ici sa règle énoncé à l’occasion du #CFC, considérer Valcivières et toute production y émanant comme étant le Katmandou forézien) Ce qui n’empêche pas que c’était vachement bien.

                                    22h30. Cette nuit nous ferons l’impasse sur le camping et dormirons au sens du bivouac vrai. Un parc, de l’herbe, deux sacs au sol avec des mecs dedans. Cette nuit là, je découvrais le secrets des chats. Un oeil fermé, un oeil aux aguets et l’oreille sensibles au moindre bruit. Guillaume, lui dors, profondément.

                                    6h30, pas de réveil, mais un coq dont nous avons oublié de relever le prénom. Une heure au moins qu’il gueule, et voici qu’il me prend des envies de meurtres. Une fois tout plié et rigoureusement attaché, nous filons à la boulangerie qui fait aussi salon de thé. 2 café, un flan, 2 croissants. Sur la facade en face, la lumière chaude d’un soleil encore bas dans le ciel… C’est aujourd’hui que nous saurons si la Table d’Or existe ou bien si c’est une affabulation…

                                    Un long secteur routier comme mise en jambe, 7° au compteur mais des paysages à couper le souffle. Bien vert et c’est tout bonnement étonnant… Fay-sur-Lignon, l’arrivée depuis les tréfonds…

                                    La route toute en lacets nous mène au village de Chaudeyrolles, situé au pied du Mont Mézenc, qui culmine à plus de 1 750 mètres. Nous y croisons Roméas, notre premier être humain. Roméas a 65 ans et habite dans le bled depuis toujours. Lorsque nous le demandons où se trouvent les Dents du Diable, celui-ci croit dur comme fer que nous sommes des journalistes envoyés par TF1 pour l’émission Mystères. Puis, il nous répond avec un bon sens paysan : « Vous savez, ces histoires d’OVNI, tout ça, c’est dans la tête des gens. Bon, il y a trois Dents du Diable, et la plus accessible est la dent pointue. Pour s’y rendre en voiture, prenez sur votre gauche pendant trois kilomètres. » Selon l’historiographie locale, une main géante faite d’or et d’orichalque – un métal atlante – aurait été enterrée dans les environs par des druides en -450 avant Jésus-Christ. Ce trésor serait une sorte de condensateur à énergie négative et expliquerait pour beaucoup la malédiction des lieux. 

                                    Au sommet de la Croix de Peccata, nous prenons à gauche, par le petit chemin qui mène au (deux) sommets du Mezenc. Nous en terminerons l’ascension à pied, après avoir pris soin de cacher les vélo entre de petits sapins. L’un des participants de la première édition vient de décédé, sur une épreuve de bikepacking. Guillaume a emené avec lui une petite bougie qu’il allumera au sommet Ardéchois…

                                    Prenant notre temps, nous avons mangé les sandwichs et le brownies acheté la veille chez Marcon. Sous nos pieds, les Estables, et l’immensité des paysages… C’est absolument sublime !

                                    Au Estables, reste une soixantaine de kilomètres que je savoure comme si ca devait être les derniers. Nous L’Aventure proposée était unique et magnifique. L’incertitude liée à la distance, aux nuits en bivouacs envolées, la malédiction du lieu déjouée. De quoi ouvrir de nouveaux champs des possibles… Nous retrouverons Benoit et sa petite famille au Puy-en-Velay où il nous invite à prendre un verre. 3jours de vélo, 270km, 6000m de D+ pour cette version allégée du Triangle. L’original comptant 300km pour 9000m de D+. Un jour, quand nous serons plus grands…

                                     

                                    Nous choississons de finir cette enquête en allant voir le mage noir dans sa boutique d’herboristerie estampillée « Guilde des Rebouteux 2017 ». Manque de bol, il n’est pas là. Nous tombons sur sa secrétaire particulière qui nous dit :

                                    • Oui, il est parti en consultation à La Grande-Motte. Vous vouliez le voir pour quoi ?
                                    • Nous revenons du Triangle de la Burle. Nous voudriosn savoir ce qu’il en pensait.
                                    • Oh ! Le Triangle de la Burle ? Il y a tellement de théories farfelues à son sujet. Je suis très ouverte à l’invisible, mais sur ce coup, je crois que tous ces crashs sont dûs à des conditions météorologiques difficiles : la Burle, qui a donné le nom à la région, est un vent très violent. Avec en plus des températures basses, et des sommets cachés par les nuages, toutes les conditions sont réunies pour qu’il y ait des accidents. Vous désirez autre chose ?
                                    • Non, ce sera tout Madame.

                                    Déshabituée à un tel shoot de rationalité, ma cervelle fusionne et notre retour est une longue hallucination où se croisent les Petits-Gris, le mage blanc, la dent du Diable, Monsieur X et Laurent Wauquiez. Arrivé en bas de chez moi, j’ouvre ma boîte aux lettres. Pendant trois jours, elle s’est gavée de publicités, de factures et d’une mise en demeure. Jetant cette paperasse à la poubelle, je me dis qu’il est finalement bien dommage que le Triangle de la Burle ne m’ait pas téléporté dans une autre dimension. Une dimension loin, vraiment très loin de ce plan vibratoire que l’on nomme réalité…

                                     

                                    * En italique, extrait de tirer de la véritable enquête… https://www.brain-magazine.fr/article/brainorama/47705-Dans-les-mysteres-du-Triangle-de-la-Burle

                                    * Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=5Hkq4CCgoGo

                                     

                                    en réponse à : Compte rendu vélo de route #1367
                                    Damien C.
                                    Participant

                                      Salut,

                                      En venant sur le site, je vois que Squadra de tout bord et de tous horizons n’ont pas chômés.
                                      Qu’ils aient sillonnés Loudéac et la Bretagne, qu’ils aient posés en précurseurs le pied sur Mars, qu’ils enchainent à deux les cols de l’Oisans ou de la Maurienne, qu’ils s’amusent et se jouent des innombrables routes entre Forez et Lyonnais… Qu’ils/elles roulent durs, doux ou cool…

                                      Je rentre pour ma part et me remet doucement de douze jours de voyage à travers les Alpes. En autonomie et complète liberté. Reprenant en partie la trace de l’Hannibal Rider, un beau brevet fédéral organisé par l’amicale cyclo de Pavilly (http://www.acpavilly.fr/age%201.html). Je dis bien en partie car la trace proposée était absolument gargantuesque, avec pas moins de 2500km pour 40000m de D+ et 52cols… Un par semaine ? Et bien non, il fallait les faire tous en 300heures. Et certains n’étaient pas goudronnés. En faux sage j’ai mis mon forfait sur le compte de mon genou, mais la vérité est que je n’en étais pas capable !!!

                                      Faute avouée, l’intérêt du parcours était surtout de passer chez nous, à Saint Just-Saint Rambert puis les rives de la Loire. Je suis donc parti de Chevrières le 31juillet, sans besoin d’organiser ni logistique, ni réservations d’hôtels. Je suis parti la fleur au fusil comme on dit, me sachant capable d’enchainer des étapes de 100/110km maxi avec mon Elephantine de 38kg. Et oui, un vélo de voyage pèse vite lourd quand on emporte sa maison avec soi. Mais le problème n’est dans ce cas pas tant le poids du vélo qui est avec ses 4 sacoches réparti assez harmonieusement. Mais bien celui du bonhomme. On pourrait en quelque sorte appeler ça, le « principe de relativité »… ou bien encore, le « sens de la gravité ». Deux principes irréfutables…mais pour le coup parfaitement démontrables…

                                      Il me faudra un peu de temps encore pour digérer tout ce que j’ai vu durant ce voyage, pour que j’emboite et réorganise mes souvenirs rendu quelque fois vaporeux par la chaleur suffocante qui pendant des jours à frapper mon crâne fort fort heureusement bien abrité. Mais je n’ai que très rarement fait de parcours aussi complet et . Le travail du traceur a été phénoménal et j’ai circulé à petite allure d’une friandise à l’autre. Parfois excessivement sucrées mais toujours harmonieusement parfumées. Dans ce voyage solo pas une seule fois je ne me suis ennuyé. Et quand Saint Etienne fut approché, c’est un peu triste que j’ai pédalé. J’aurais bien voulu pouvoir encore et encore vagabondé ainsi, d’un camping à l’autre, d’une boulangerie à l’autre, de sommets en sommets, d’un petit miracle à l’autre, de photos en photos… D’ailleurs des photos j’en ai pris des centaines que j’ai rassemblées en petit album accessible ici : https://photos.app.goo.gl/3yj29Z6XDQSr1iPJ9

                                      Je sais que plusieurs ont commandés des vélos dans l’idée de voyager, ou bien ont pour projet de le faire. Je ne peux que les encourager. On peut faire 300, 400, 600bornes d’une traite et en tirer une satisfaction inouie. On peut faire aussi bien faire des petits sauts de mouches. 50km par jour, c’est déjà voyager. Seul importe au final de respecter ses envies et de se donner les moyens de les réaliser. Pratiquer en se faisant plaisir : https://drive.google.com/file/d/1jW6H1L8Y3X0z1BO7ovkQ0xexMbh41Fsi/view?usp=sharing

                                      Le puissant Hannibal aurait dit un jour : « Nous trouverons un chemin… ou nous en créerons un…« . Sachez que lui avait une armée et de vrais éléphants… Je préfère de loin penser que « Celui qui désire déplacer les montagnes, commence déjà par enlever les petites pierres de ses chaussures… »

                                      Et vous ? Reprendrez-vous bien une petite #Pinc&eD&l&phant 😉 ???

                                       

                                      Bonne vacances à toutes et tous.
                                      A très bientôt.
                                      Damien

                                       

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