Répondre à : COMPTE RENDU ROUTE DE JANVIER À DÉCEMBRE 2026

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Philippe
Participant

    IMG_0304Après une bonne demi-douzaine de 200 et 2 BRM 300, j’avais à cœur de me frotter au BRM 400.

    Fort de mes erreurs passées, dont j’ai beaucoup appris, je me sentais en capacité de me lancer dans « l’aventure « .

    Avec Alexandre V nous avions décidé de rouler ensemble en mode cool. Au départ, j’ai donc informé Thierry La Moulinette que nous ne ferions pas route avec le groupe de Squadristes. « Profite et prends du plaisir, c’est la clé de la réussite « . Cette phrase de Thierry m’a accompagné tout au long de mon périple.

    Nous nous sommes donc laissés décrocher intentionnellement en moulinant sans forcer et privilégiant le petit plateau à la grande meule lorsque c’était possible.

    Très rapidement nous nous sommes aperçu que nous n’avions pas tout à fait la même façon de rouler, l’absence de vent nous a donc permis de rouler chacun à son rythme sans forcément suivre la roue de l’autre mais également sans jamais laisser une trop grande distance entre nous.

    Tranquillement les kilomètres se sont multipliés entre-coupés de pauses régulières afin de se ravitailler en boisson et de valider les contrôles de passage.

    Chignat, Brioude, Monistrol d’Allier, tout c’est enchaîné sous une belle chaleur sans jamais forcer malgré les dénivelé qui commençaient à s’accumuler dans un paysage parfois à couper le souffle. À un moment le train bleu de la squadra qui faisait le parcours sur 2 jours nous a doublé tout en nous encourageant.

    21h30 pause prolongée à Monistrol d’Allier dans un café-restaurant sympathique où nous avons pris le temps de nous restaurer et de nous équiper en mode nuit avant d’affronter encore et toujours de bons dénivelés.

    Un peu après Le Puy-En-Velay nouvelle pause sous les lumières d’une buanderie automatique à côté d’un distributeur de Pizza qui n’avait malheureusement pas l’attirance de celles de Patrick, nous nous sommes donc abstenus.

    La nuit faiblement éclairée par une demi-lune nous a permis d’apprécier ce monde étrange fait d’ombre et de bruit pas toujours identifiable mais toutefois pas désagréable du tout, bien au contraire.

    Retournac nous a permis de faire le plein d’eau ( comme indiqué sur OpenRunner) même si il nous a fallu chercher un peu dans la nuit. Saint-dénivelé a continué à nous accompagner en partie avant d’arriver à Aurec-Sur-Loire.

    Là, Alexandre a été pris d’une irrépréhensible envie de dormir. C’est un habitué du voyage à vélo, il est équipé pour et est plein de ressources. D’un commun accord (il restait 50 kilomètres) nous nous sommes séparés. Alexandre s’est mis en recherche d’un lieu adapté pour dormir (sas de banque ou tambour d’une machine à laver grande capacité dans une buanderie automatique ?). Toujours est-il que nous avons poursuivi notre périple chacun de notre côté.

    Même si la course aux dénivelés n’était pas tout à fait terminée je me suis surpris à enrouler, toujours avec souplesse les kilomètres, assistant au lever de soleil sur les bords de Loire, instant magique !

    Arrivé au siège du club peu avant 7h00 j’ai été accueilli par Joëlle et Gilles avec bienveillance et réconfort. Eux aussi avaient passer une nuit blanche et avaient malgré tout conservé tout leur entrain, merci à eux.

    Jeanne Birkin a chanté « Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve « , et bien moi le bonheur le l’ai enlacé et il ne m’a pas quitté.

    A aucun moment je me suis mis dans le rouge, j’ai géré mes boissons et mon alimentation de façon méthodique et j’ai été à l’écoute de mon corps en permanence.

    Un grand merci à mon compagnon de route qui lui aussi a terminé après sa pause réparatrice.

    À l’heure où je vous écris je n’ai pas de courbature et j’ai bien récupéré de ma nuit blanche.

    Bravo à mes camarades squadristes qui ont fait le parcours.

    À bientôt sur les routes Foréziennes

    Un Squadriste heureux.

    Philippe (de Saint/Cyr) 🤗🚴‍♂️