Répondre à : OBJECTIF PUY DE DÔME

#722 CITER
DANIEL
Participant

    En lisant le récit de Damien sur notre défunt site quomodo, on pouvait se faire une petite idée  d’ « Objectif Puy de Dôme », mais bien sûr, c’est encore mieux de le vivre sur le terrain.

    Ce vendredi 1 juillet 8h30 Ambert, nous sommes 9 squadristes au départ pour cette rando, nos 2 féminines Marie-claude et Joelle, le président Gilou, Philou, Thierry, Paulo, Marco du BT, Hervé et moi-même. Complètent le groupe notre ami Nicolas, d’ALFG Firminy et Régis du CT St Just St Rambert, un fidèle de nos BRM. Le soir, en retouvant Yves un ex-squadra exilé en Bretagne, le groupe sera au complet. Contrairement à sa petite soeur, la cyclosportive « les Copains »et son départ groupé lâcher de fauves stressant,  le départ est là très relax….Mais à peine parti, la roue avant de Joelle est à plat ! Pendant que les services compétents s’affairent à changer la chambre à air, nous sommes témoins d’une chute dans un groupe de l’isère qui passe devant nous. Tout ce qu’il y a de plus banal, un cyclo touche une roue, Boum, Badaboum, le bitume c’est dur, Ouille la clavicule n’aime pas ça…..!!!    5 petits km, quelques secondes d’inattention et Adieu les 500km d’Objectif Puy de Dôme pour le malheureux cyclo isèrois….. Nous repartons, oh, pas longtemps 1 petit km, la roue de Joelle à nouveau à plat..Cette fois, les services compétents décident d’une inspection minutieuse du  pneu et le coupable est trouvé, un morceau de verre incrusté. Mais enfin, c’est OK, le train bleu et rose peut repartir pour de bon et gagner les hauteurs des monts du livradois. J’ai toujours adoré ces monts boisés, verdoyants et ces routes d’une tranquillité sans pareil. La température est un peu frisquette avec un petit vent de nord et un soleil pâlichon qui nous réchauffe guère.Je n’arrive pas à me réchauffer et je ne suis pas vraiment dans mon assiette sans petit déjeuner ce matin mais ceci entièrement de ma faute. Ouf !  St Alyre d’arlanc km 40 Le premier ravito est là, bien achalandé, parfait pour me caler un peu. Nous quittons ensuite ces si calmes hauteurs du Livradois pour les vallonnements de la haute limagne, ses champs de blés ou de tournesol, ses villages en autant de gros bourgs caractéristiques et une température plus clémente avec un soleil qui chauffe….St Gervazy km92, et la cour de son château seront le cadre de notre repas de midi. Pour arriver à Laxchamps km165, terme de cette première étape au coeur du parc des volcans, il nous reste quelques bonnes côtes où Philou et Thierry peuvent exprimer sans retenue leur talent, celle de Lavelle, celle d’Olloix entre autres. A l’arrivée, ce n’est pas fini..Il nous faut rejoindre notre hébergement , encore quasi 25 km via le col de la Moréno et Ceyssat, le dortoir du lycée dans la cité médiévale de Pontgibaud, tout à côté de l’imposant château du xii siècle. Une bonne première journée, 190 km et plus de 3000m de dénivelé+

    Le second jour ,nous avons au programme sa majesté d’Auvergne , le Puy de Dôme et, n’oublions pas, c’est quand même l’objectif de la rando. Oui mais voilà, de PontGibaud 450m, il nous faut monter jusqu’au péage de la route mythique où le RV est fixé pour les cyclos de 7h30 à 8h30, ce qui veut dire pour nous un départ de bonne heure, 23km et un peu plus de 500 m de dénivelé+ en supplément.. Ce que nous faisons sous la conduite de Yves ,notre ex-compagnon de route qui n’a rien perdu de ses jambes d’avant..! La montée du Puy de Dôme, ce n’est pas long, seulement 4,5 km mais à 12% sans répit et une rampe finale à 14%. Je l’avais monté plusieurs fois dans les années 90 avec Nano Cherblanc car c’était l’arrivée d’une grande classique de l’époque, aujourd’hui disparue, St Etienne – Puy de dôme organisée conjointement par le CT Montferrand et les randonneurs de St Chamond.  Pour tout dire, je ne pensai pas y revenir un jour et encore moins 30 ans plus tard…  C’est rigoureusement toujours aussi dur…  Seul changement notable avec cette époque, la route est devenue une demi-route puisque désormais le train à crémaillère en occupe la moitié. Beaucoup de cyclos avec des braquets mieux adaptés m’ont doublé dans la montée et je ne suis pas le « Squadra » arrivé le premier en haut et j’étais même trop loin pour voir qui……. Avant de redescendre à 9h30 par petits paquets de 20 et à 30km/h , nous avons eu droit à des discours  et à un scoop du conseiller général du 63. Ce monsieur était en personne ici même il y a quelques jours, avec Christian Prudhomme pour finaliser un tout prochain retour du Tour de France sur les pentes du mythique volcan d’auvergne. Eh oui!  Le mano à mano Anquetil-Poulidor, sur les pentes du Puy de Dôme, une des plus belles pages du Tour, encore dans la mémoire de tous les amateurs de vélo..!! La chaleur ce samedi est bien présente pour nous accompagner pour la suite du parcours, où Sauxillanges, est la pause repas du jour. Je me rappelle bien de ce village parce que nous y avions fait une pause lors d’une rando dans le Cézallier, il y a quelques années… Puis, le parcours nous emmène à nouveau sur les hauteurs du Livradois et sans doute pour faire du dénivelé+, l’organisateur a déniché de petites routes usantes , casse pattes, qui n’auraient pas déplu à Mimi. Nous continuons le parcours officiel jusqu’au point haut « Les deux frères », cadre d’un ravito. Pendant que mes camarades redescendent à notre hébergement du jour, un gite dans un joli petit village qui répond au doux nom d’évandélys, je fais une petite boucle supplémentaire sur ces hauteurs que j’affectionne. 135km et davantage de dénivelé+ que la veille…!!

    Le jour 3 est un jour différent d’abord parce que à partir de La Chapelle d’Agnon et même un peu avant, nous retrouvons le parcours classique des copains et puis, parce que à partir d’Olliergues, nous changeons de massif pour passer dans celui des monts du Forez. Là, nous connaissons toutes les routes, et le col de la Loge, le Baracuchet, les Supeyres, le Chansert, le Béal, ce sont des noms qui nous parlent..Et pourtant, ça ne va pas être si simple. Entre la chaleur, la fatigue qui s’accumule de pair avec le dénivelé+, les km commence à peser sur les organismes des uns et des autres. Et puis, nous ne le savions pas encore. Un sournois petit virus tristement connu rodait et attendait son heure pour se jetter sur les plus faibles….Aux Supeyres, Paulo, Joelle, Hervé et le Marco du BT renonçaient aux 190km du grand parcours et gagnaient directement Ambert. Au ravito de Job, nous continuons à 6, l’épatante Marie-claude, Philou, Thierry, Yves, Régis et moi même. Gilou poursuit avec Nicolas avant de jeter l’éponge à son tour à St Pierre la bourlhonne. Un grand bravo à Nicolas qui a continué le grand tour seul loin des autres, et de plus victime d’une crevaison. Une belle leçon de mental que n’aurait pas désavoué notre camarade Michel depuis sa lointaine Norvège….. Je dois dire que j’ai souffert dans le final pour garder le contact avec mes camarades et l’ultime bosse de Bertignat pourtant bien gentillette m’a paru interminable.  Au final, un peu plus de 500km et 10 ooom de dénivelé + pour ces 3  jours, je suis très content. Merci à tous de votre bonne humeur qui a permit une excellente ambiance pendant toute la rando. Bon rétablissement à tout ceux que le vilain petit virus a rattrappé.