Répondre à : Compte rendu vélo de route

#2266 CITER
Joelle
Participant


    Oui, un immense bravo à nos 4 squadristes qui se sont lancés un sacré défi en alignant des cols mythiques dans les Alpes du sud. Loin d’égaler leurs performances et celle de Damien, nous sommes allés, il y a quelques années, poser nos roues dans ces fabuleuses contrées. Une semaine mémorable sous le soleil ou presque.
    Le jour de notre arrivée à Barcelonette, un panneau, sur la route, nous annonçait « Participez à la première montée de la Bonette de nuit ». Et pourquoi pas ? Le ton était donné pour la semaine, nous n’avons pas chômé accompagné de Philou. Nous enchainions les cols et mes compagnons de route,… les verres de rosé. En effet au repas du soir, il était de coutume de boire un verre par col de plus de 2000m franchi. Il leur arrivait d’en boire trois…
    Nous avions participé à une rando locale qui nous a permis de découvrir, la Cayolle, le col des Champs et le col d’Allos. Que de bons et beaux souvenirs !
    Un autre jour, nous avons enchainé le Col de Larche, la Lombarde et la Bonette par St Etienne de Tinée. Alors que nous montions à notre train, Philou nous avait devancés. Arrivés à la bifurcation de Vinadio, dans un moment d’égarement ou d’intense réflexion, il s’est dirigé vers le couvent de Santa Anna. Les frangines n’ont pas voulu de lui, trop sportif, sûrement. Les négociations avaient dû être ardues car nous l’avons attendu longtemps à la Lombarde.
    Une autre fois, nous avions pris la voiture pour nous rendre à Guillestre. Je me souviens bien du col Agnel où un épais brouillard du côté italien ne nous incitait pas à descendre, donc demi-tour pour rejoindre Molines en Queyras, puis le village de St Véran. Dans la descente, Gilou a reconnu un klaxon qu’il avait monté sur le camion d’un boucher-charcutier ambulant dans la semaine. Alors qu’il était allé le saluer, le monsieur lui a donné un saucisson, c’était le début de notre repas de midi que nous avons complété à Château-Queyras. Nous étions trop près de l’Izoard pour ne pas le monter. Mais le repas trop vite englouti, les forces m’ont manquées dans la montée de Brunissard où j’ai été obligée de mettre pied à terre. Une idée saugrenue, et me voilà en train de faire du stop. C’est donc en voiture que j’ai grimpé l’Izoard et suis arrivée avant mes compagnons de route, sans fierté ni aucun mérite. Quel beau col, minéral, aux belles teintes du blanc à l’ocre foncé.
    Un jour de mauvais temps, le seul de la semaine, nous avions marché jusqu’au col du Parpaillon. Alors que la prudence aurait voulu que nous suivions le chemin, j’avais entraîné mes copains à travers champs, dans le brouillard. Ca aurait pu mal se finir mais le sage Gilou veillait et nous a remis dans le droit chemin après m’avoir sermonnée sur mon inconscience.
    Une autre fois, nous avions monté le col de Vars par St Paul en Ubaye et étions allé voir le village natal de l’abbé Pierre, Fouillouse en passant par un petit pont impressionnant (le pont du Chatelard) de 112 mètres au dessus de l’Ubaye.
    Tous ces cols très différents, ont un charme fou, nous grisent, on a envie de tous les visiter. Il suffit d’avoir…les jambes et un bon mental. Il nous reste encore beaucoup à découvrir dans le secteur.
    Tout ça pour dire que, connaissant un peu le relief de ces contrées, nous apprécions les exploits de nos amis squadristes, d’autant plus que la météo n’était pas des plus favorables. Pensez maintenant à vous reposer et récupérer. Encore une fois, un immense bravo à vous !