
Un week end enchanteur !
Effectivement tout le monde semble satisfait de son weekend et nous serions bien difficiles de ne pas l’être. Tout était au top depuis la météo (même si le dimanche matin nous avons constaté des petites gelées près du lac), en passant par l’hébergement et la restauration et les panoramas exceptionnels de cette belle Lozère.
Pour Gilou et moi, samedi a été une bonne mise en jambe, tranquille. La sortie avec Damien a été un peu plus longue et musclée avec des paysages que nous connaissions déjà mais toujours aussi magnifiques. quoique cette année, il manquait un peu de …vert.
Nous avons été directement dans le vif du sujet, au bout de 38km, peu avant le col du Goulet nous avions déjà grimpé 1000m de D+ et 40km plus loin, nos compteurs affichaient 2000m de D+.
Un parcours aux petits oignons, comme Damien sait bien le faire dans la recherche de petites routes inédites, tranquilles passant par des villages authentiques, tellement bien intégrés dans le paysage qu’on les aperçoit à peine
Au Cheylard l’Evêque, où j’étais passée, il y a quelques années en marchant sur les traces de Stevenson, nous avons rencontrés deux messieurs sacs à dos avec qui nous avons échangés quelques mots. La traversée du Lot, tout petit, Le Bleymard, et nous voilà dans la montée de 10 km du col de Finiels (1520m), pas difficile mais soutenue. Une rencontre avec un Paris-brestois 2023 nous a rappelé des souvenirs et au col, plusieurs cyclos dont 2 de la Loire Atlantique s’émerveillaient sur les paysages. Il y avait de quoi !
Nous avons mangé dans la descente sur le Pont de Montvert, salués par les motards qui montaient sans trop de bruit. Une grimpette aux pourcentages élevés nous a conduits au col du Pont sans Eau. Nous ne nous sommes pas arrêtés aux cascades de Runes, l’eau devait manquer. La route de Menhirs nous a mené jusqu’au col de Montmirat où nous avons amorcé notre retour. Il nous restait 68 km à faire et encore un peu de dénivelé. Pour éviter la Nationale, nous avons bifurqué sur St Etienne de Valdonnez, quelques lacets à l’abri du soleil et nous voilà arrivés au Col de la Loubière. Il est évident que Damien ne sera pas à l’heure à son RDV. Un petit message à son pote et le voilà tranquille pour continuer en paix. Nous avons du refaire le plein de nos bidons à Bagnols pour continuer les grimpettes bien senties. Peu après le Col de la Pierre Plantée, nous avons pris une petite route pour éviter une portion de la nationale mais nous ne sommes ainsi pas passés à l’Habitarelle, où la Squadra a fait halte plusieurs fois. A Boissanfeuille, la nationale 88 et encore quelques mètres de dénivelé puis c’est par une descente à que nous sommes arrivés à Langogne.
Pas de monotonie sur le parcours, entre prairies (jaunie par la sécheresse), forêts vertes, les airelliers rouges, les roches blanches et noires, les vaches Aubrac café au lait, le bleu du ciel, quelques épilobes rose et mauves sur les hauteurs… un ravissement de chaque instant !
Plusieurs fois, nous avons trouvé des routes au bitume très récent malgré la rareté des voitures. En général, les routes étaient très bonnes. Un régal, pour nous les cyclos !
Nous sommes rentrés une demi-heure après le départ des autres cyclos, il s’en est fallu de peu pour qu’on arrose notre sortie ensemble…
Une très belle sortie donc avec 160 km et 3265 m de dénivelé. Damien nous l’avait vendu pour un peu moins mais nous ne sommes pas rancuniers et prêts à recommencer !

