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Mireille, le il y a 2 semaines et 3 jours.
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13 mai 2026 à 6:50 pm #12461

Du 1er au 7 mai 2026, nous avons réalisé notre périple au Maroc : du Tizi n’Tichka à Ouarzazate, puis Zagora, Lamhamid, Tata, Tioute, le Tizi n’Test, avant une arrivée à Ouirgane.
Au total : 883 kilomètres parcourus, 6 955 mètres de dénivelé positif, avec une étape de 173 kilomètres.Ce périple restera comme une aventure exigeante, intense mais nous nous souviendrons aussi des beaux paysages et de l’accueil chaleureux des marocains.
Dès les premiers jours, j’ai choisi de gérer mon effort avec prudence, en essayant de rouler volontairement un ton en dessous de mes capacités pour tenir sur la durée. Souvent, je me suis abritée derrière JJ ou Marc (hors squadra), qui ont assuré de longs relais face au vent.
Car le véritable adversaire de ce voyage, ce fut lui : le vent. Un vent de face presque permanent, usant les jambes autant que le moral.
L’étape 4 restera sans doute dans nos mémoires. Ce jour-là, au-delà du vent, c’est surtout la soif qui nous a éprouvés. Après le repas de midi, plus aucun village, plus aucun commerce, et des bidons qui se vidaient dangereusement sous la chaleur. Au sommet d’une côte, un village apparaît enfin. Un immense soulagement… vite refroidi par les boutiques fermées. Nous cherchions désespérément de l’eau lorsque des enfants, intrigués par notre présence, se sont attroupés autour de nous. Finalement, ils ont compris notre détresse et sont allés prévenir quelqu’un. Quelques minutes plus tard, une boutique ouvrait ses portes. Alors, ce fut presque une ruée : eau, coca, yaourts… À cet instant, rien n’avait plus de valeur que boire.
Le lendemain, à 6h20 du matin, le jour pointait à peine et déjà le rythme était soutenu. Le vent soufflait violemment de face, encore une fois. Je me suis laissée décrocher à l’arrière et j’ai confié discrètement à Tof (hors squadra) que je n’avais pas envie d’affronter le vent toute la journée ! J’ai alors choisi de faire demi-tour seule…Et une première crevaison ! j’ai alors dû marcher plusieurs kilomètres à côté du vélo avant de rejoindre Delphine (hors squadra), qui avait renoncé à mi-étape la veille.
Nous avons pris un bus jusqu’à Tioute. Mais à la descente, il restait encore cinq kilomètres pour rejoindre le village… et mon pneu n’était toujours pas réparé ! C’est alors qu’un homme providentiel est apparu. Cycliste lui aussi, il nous a spontanément proposé de réparer ma roue. Grâce à lui, nous avons pu rejoindre le village à vélo. Il a ensuite partagé le déjeuner avec nous et nous a racontées ses propres aventures à vélo. Une parenthèse inattendue et chaleureuse au cœur du voyage.
La dernière étape (7) n’était pas en reste ! Départ peu après 6 heures, à 2 100 m d’altitude avec seulement 4,7 °C au thermomètre de Céline. Soixante-douze kilomètres de descente douce ponctués de quelques bosses nous attendaient, mais surtout près de soixante kilomètres de route en chantier. La boue collait aux freins, qu’il fallait parfois nettoyer à la main, et cette demi-journée m’a valu une deuxième crevaison.
Puis enfin, l’arrivée sur Ouirgane. Un moment magnifique. Nous avons longé un lac avant de rejoindre un restaurant avec piscine, un cadre parfait pour conclure ce périple. Une fois encore, Michel avait eu le nez juste, comme pour tous les hébergements choisis durant le séjour.
S’il ne devait rester qu’un regret, ce serait de ne pas avoir assez roulé en groupe comme nous savons si bien le faire à la Squadra !
Ce fut un très beau périple, exigeant mais profondément enrichissant. Je suis heureuse d’être allée au bout, même si j’ai volontairement renoncé à boucler l’étape 5. Ce choix m’a permis de finir dans de bonnes conditions, et c’était l’essentiel.
Une belle expérience, partagée avec un groupe vraiment très sympa.
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